Les bénéfices attendus d’une politique de développement des énergies renouvelables

France PAC Environnement

Le développement des énergies renouvelables suppose un soutien financier substantiel de la collectivité à travers des dispositifs financés par le consommateur d’électricité (CSPE) ou le contribuable (fonds chaleur, crédit d’impôt).
À l’horizon 2020, 7 milliards d’euros, en année courante, sont appelés à financer un développement soutenu et pérenne.

Politique de développement des énergies renouvelables

Contrepartie et intérêt du développement des énergies renouvelables

En contrepartie, de forts effets de levier sont attendus en terme :

  • de création d’emplois ;
  • de réduction durable des émissions de gaz à effet de serre ;
  • de gain financier en matière de balance commerciale.

Un développement au bénéfice de l’emploi

Le développement à hauteur de 25% les énergies renouvelables dans le mix énergétique français en 2020 permettra à la collectivité de bénéficier de retombées économiques, industrielles et environnementales non négligeables.

France PAC Environnement
Mix énergétique mondial et part des énergies renouvelables

France PAC Environnement a pu constater des emplois supplémentaires dits « induits » pour chacune de ces trois filières (liés à la consommation générée par les emplois directs et indirects). D’un point de vue économique, 46 700 emplois induits supplémentaires sont à prendre en compte pour les trois filières étudiées.

De notables réductions d’émissions de gaz à effet de serre

Les trois filières étudiées, pour la partie emploi, par le BIPE sont très contributrices en matière de production d’énergie.
Elles participeront donc largement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Même si le mix électrique est performant du point de vue des émissions de GES, la production issue de l’énergie éolienne et de solaire PV permettra la réduction d’environ 4 millions de tonnes de CO2 par rapport au scénario de référence proposé par RTE dans son dernier bilan prévisionnel. Cela représente une réduction de 10% des émissions de CO2 du système électrique français.
Par ailleurs, le développement de la biomasse chaleur en substitut d’énergies fossiles permettra d’éviter l’émission nette de 12 millions de tonnes de CO2.

Pour ces trois filières majeures, c’est donc 16 millions de tonnes de CO2 évitées en 2020 4 par rapport à un scénario tendanciel. En prenant en compte l’apport des filières géothermie, pompes à chaleur et solaire thermique, on peut estimer que plus de 20 millions de tonnes de CO2 seraient évitées en 2020 par rapport à un scénario sans développement
des énergies renouvelables thermiques.

Un impact positif sur la balance commerciale française

Un scénario SER avec un fort développement des capacités de production électrique de source EnR permet l’export d’électricité valorisable au prix du marché (hypothèse BIPE : 50 €/MWh). Par rapport au scénario de référence RTE, le scénario SER permettrait en 2020, pour la partie électrique :
D’économiser 205 millions d’euros d’import fossile
D’exporter 1 850 millions d’euros d’électricité 5 faiblement carbonée vers des pays dont le mix électrique a un contenu carbone plus fort ;
Pour la partie thermique, le développement de la biomasse pour la production de chaleur (segment soutenu par le fonds chaleur) permettra d’économiser près de 1 300 millions d’euros d’importations
fossiles.
En terme d’équipements, selon les hypothèses fournies par le SER à l’horizon 2020, la balance commerciale en équipement pour ces trois filières sera équilibrée (+32 millions d’euros).
Avec un solde extérieur positif de 3,4 milliards d’euros, les investissements dans les EnR considérés ici permettraient une amélioration de 5% du déficit commercial.

Les équipes de France PAC Environnement tiennent a partager leurs études sur Facebook notamment, alors n’hésitez plus.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *