Quel est le poids des énergies renouvelables en France

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Les énergies renouvelables en France

Un objectif pour les énergies renouvelables en France

La directive 2009/28/CE fixe pour la France un objectif de 23 % d’énergie produite à partir de sources renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie à l’horizon 2020. En 2016, cette part s’élève à 16,0 %, en deçà des 18 % prévus par la trajectoire définie par la France pour atteindre
l’objectif 2020 et présentée dans le plan national d’action en faveur des énergies renouvelables. Le retard constaté concerne à la fois les composantes électrique et thermique. Dans le domaine des transports, la part des énergies renouvelables excède la trajectoire de 0,2 point en 2016.

Les principales filières d’énergies renouvelables

Les principales filières d’énergies renouvelables sont la biomasse solide pour le chauffage et l’hydraulique pour l’électricité. Concernant l’hydraulique et l’éolien, la production est normalisée après lissage sur respectivement quinze et cinq ans. Depuis 2012, l’ensemble des biocarburants produits en France remplit les critères de durabilité de l’UE.

 

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La part des énergies renouvelables

L’éolien, un potentiel limité

L’éolien et la biomasse solide sont les deux principales filières mobilisables, d’après le plan national d’action en faveur des énergies renouvelables, pour atteindre l’objectif de 2020. L’hydraulique et les biocarburants ont également un poids important au sein des énergies renouvelables, mais leur potentiel de développement apparaît plus limité d’ici 2020.

Le photovoltaïque au-delà des espoirs

Toutes les filières ne sont pas au même stade par rapport à l’objectif fixé pour 2020. Les filières solaire photovoltaïque, pompes à chaleur, biocarburants dépassent la trajectoire prévue pour 2016 alors qu’a contrario, l’éolien, le solaire thermique, la géothermie, la biomasse solide et le biogaz
chaleur présentent les retards les plus importants. Ce développement est principalement lié a l’implication d’acteurs comme France PAC Environnement. Le retard de l’éolien est principalement imputable à l’éolien en mer, dont les premiers parcs n’entreront en production qu’à la fin de la décennie.

Une augmentation des besoins

Entre 2005 et 2016, la consommation finale brute d’énergies renouvelables, au sens de la directive européenne, s’est accrue de 9,6 Mtep. Près de 90 % de cette augmentation est liée au développement des biocarburants, de la biomasse solide, des pompes à chaleur et de l’éolien. Du fait de la
répétition d’épisodes de faible hydraulicité dans les années 2000, la contribution de l’hydraulique est a contrario négative.

Du fait de températures en moyenne plus fraîches qu’en 2015, entraînant une hausse des besoins de chauffage, la filière biomasse résorbe en partie son retard en 2016. Elle demeure cependant en deçà de la trajectoire prévue par le PNA. Les données relatives au bois-énergie ne sont pas corrigées
des variations climatiques dans le cadre du suivi de la directive sur les énergies renouvelables.

Les futurs objectifs

La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) est un outil de pilotage de la politique énergétique, créé par la loi de transition énergétique pour la croissance verte. Elle fixe notamment de nouveaux objectifs pour le développement des filières de production d’énergies renouvelables et de récupération en France métropolitaine continentale, à horizons 2018 et 2023.

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